Révolte d'Eysses
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Mon grand-père
Révolte d'Eysses

Entrée prison Eysses

Départ des 1200 Patriotes

60 ème anniversaire de la révolte

Gare de départ pour l'enfer

La révolte d'Eysses

Il arrive le 15 octobre 1943 à la centrale d’Eysses par le train de la Marseillaise ( en effet les Patriotes de toutes nationalités, venus des prisons du sud de la France et regroupés dans ce train chantaient la Marseillaise comme résistance.
La prison est quasi exclusivement peuplée de Résistants, et il s’organisent et forment un collectif. Partage des colis de nourriture, recherche de médicaments pour les malades, Instruction pour occuper le temps. Et puis surtout la lutte avec l’édition et distribution d’un journal clandestin à l’intérieur des murs, et la mise en place d’un plan d’évasion collective, 1200 hommes prêts à ce battre, c’est important. Le maquis du Lot et Garonne doit pouvoir accueillir, cacher, nourrir, trouver des papiers et répartir ces 1200 Résistants.
La révolte de la centrale d’Eysses est déclenchée le 19 février 1944, les Détenus Patriotes se rendent maître des lieux, le directeur est prisonnier des Insurgés, maintenant il faut sortir.
Les gardes GMR, ont pris place et la sortie est impossible, les patriotes se rendent. Faisant fit de leurs promesses les autorités fusillerons 12 Insurgés, le 23 février 1944. Tête haute, attachés à leurs poteaux d’exécution ils chantent le chant du départ, leurs Camarades impuissants reprennent en choeur la Marseillaise.Les autres détenus seront déportés.
Pour en savoir plus sur Eysses: http://bteysses.free.fr//
Le convois part de Penne sur Argenais le 30 mai 1944, les wagons ont servis au transport du charbon, les Résistants sont entassés, direction Compiègne (malgré une tentative désespérée du maquis local pour empêcher le train de partir). Le voyage est très dur, avant goût de la suite…le 18 juin 44, c’est le départ pour Dachau, dans des wagons plombés. Mon grand-père y sera déporté jusqu'à son transfère à Buchenwald en décembre 1944. Il sera envoyé au komando de Orhdruf, où il sera assassiné par les nazis. Il ne revis ni sa terre, ni sa famille. Ma grand-mère attendit son retour, tous les jours elle allais à la gare, et lorsque tout espoir fut vain, elle se laissa mourir de chagrin.

nihainenioubli